Les enseignants se solidarisent avec leurs collègues

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تعليق السيد المدير مدير الشيخ المقراني
المؤسسة: متوسطة الشيخ المقراني

Bordj Omar Driss : Les enseignants se

solidarisent avec leurs collègues

 

 

Les enseignants, ainsi que tout le personnel du CEM Chikh El-Mokrani, sis à la cité d’El-Khardja, dans la commune de Bordj Omar Driss, 700 km au nord d’Illizi, ont observé, lundi, un arrêt de travail d’une heure en guise de solidarité avec les deux enseignantes, victimes d’une tentative d’agression à leur domicile.

La tentative d’agression des deux enseignantes de français, à leur domicile durant la nuit de mercredi à jeudi dernier, par des individus qui n’ont toujours pas été retrouvés, continue de faire l’actualité dans le milieu scolaire de la commune de Bordj Omar Driss. N’était l’intervention des voisins, alertés par la victime, le pire aurait été inévitable.

L’arrêt de travail observé, hier, par les enseignants en guise de solidarité avec leurs collègues, se veut un signal d’alarme à tous les acteurs de la société civile concernant ce problème qui risque d’avoir de très fâcheuses conséquences sur la scolarisation des enfants.

Selon Naàdja Messaoud, professeur de physique, «cet incident est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase en milieu scolaire dans cette localité, qui souffre depuis de nombreuses années déjà du problème de prise en charge des enseignants et du transport scolaire». Youcef Abouda, un représentant de la section syndicale de l’établissement, dira à ce sujet : «Nous condamnons fermement cette agression qui a ciblé nos collègues, connues pour leur sérieux et abnégation dans l’exercice de leurs fonctions. Nous avons par le passé tiré la sonnette d’alarme des autorité concernés par l’insécurité et les multiples problèmes auxquels font face les enseignants.

Pour sa part, Hamouche Rachida, la victime, déclare : «Je remercie tous mes collègues pour cette action de solidarité car ce problème les concerne tous et toutes, l’affaire est grave et les autorités locales n’ont rien fait pour le moment, aucun responsable ni élu n’a réagi, je suis leur fille et la maître de leur progéniture.» Et d’ajouter : «La solution que j’ai est de quitter cette merveilleuse localité où j’ai travaillé pendant plus de six ans. ». Un acte ignoble que tous les citoyens ont tenu à dénoncer, tous unanimes que la situation est des plus alarmantes et nécessite qu’on y mette fin

Bouda Brahim.

El-Watan du 10/02/2015